Les supers sont-ils super ?

Bon, d’accord, le jeu de mot est très mauvais. Je suis nul pour trouver des titres. Toujours est-il que cet article aborde la question des qualités de laine, et explique ce que sont les fameux « Super 100s », « Super 130s »… jusqu’au « Super 220s ». Ce qu’ils signifient, ce qu’ils ne sont pas, bref démystifier un peu tout ça…

Une laine en super 160s est-elle de meilleure qualité qu’une en super 100s ?

Bonne question. Honnêtement, je ne peux pas répondre. Tout simplement parce que cela dépend de ce qu’on entend par « de meilleure qualité ». Eh oui. Les supers sont bien des grades de qualité de la laine. Mais ils ne signifient pas qu’un grade est de meilleure qualité qu’un autre, ils décrivent la finesse des fibres de laine. Le fait qu’une fibre soit plus fine peut être une qualité ou un défaut, tout dépend de ce qu’on en fait.

Qu’est-ce que la qualité d’une laine ?

La qualité d’une laine est l’ensemble des critères permettant de décrire la fibre de laine, c’est à dire le poil du mouton (on parle ici des fibres, pas du fil qui en sera fait ultérieurement).

Toison de mérino australien fraîchement tondue. Image (c) Fir0002/Flagstaffotos

La laine est aujourd’hui classifiée à l’état brut, juste après la tonte. Les caractéristiques prises en compte sont :

  • L’animal d’origine : race (les moutons produisant la laine la plus fine sont de race mérinos), âge de la bête (les fibres sont généralement de plus en plus épaisses avec l’âge)
  • Les traitements chimiques apportés à la toison
  • La présence de poil : une toison se compose de poil et de duvet (regardez une fourrure de chat ou de chien pour distinguer les deux : le poil, ce sont les fibres longues, celles qui forment « l’extérieur » de al fourrure, alors que le duvet, ce sont les fibres plus courtes et plus douces, qui restent à « l’intérieur ». Seules les fibres de duvet sont utilisables)
  • La couleur : plus la laine est blanche, plus elle se prêtera à la teinture en couleurs claires
  • La présence de taches (à retirer de la toison)
  • La longueur moyenne et le diamètre moyen des fibres (évalués objectivement par des appareils portables de mesure optique du diamètre, ou par envoi d’échantillons en laboratoire pour analyse avec un appareil appelé Laserscan)
  • Les « ondulations » ou « frisotures » (crimp) des fibres : la laine de mouton est naturellement frisée. On évalue le nombre de torsades de la fibre par unité de longueur, sachant que plus la fibre est frisée, plus elle est globalement fine, et plus elle se prêtera au filage de fils fins. Les fibres peu torsadées ont tendance à feutrer naturellement (c’est à dire à s’agglomérer entre elles), ce qui les rend peu propices au filage.
  • La résistance mécanique de la laine (résistance élastique), qui détermine la capacité de la laine à subir les traitements de filage, tissage et finition. Les laines les moins résistantes produisant beaucoup de déchet lors du cardage et du peignage, on les emploiera plutôt pour la production de feutres, ou en mélange avec d’autres fibres

On le voit, il y a beaucoup de critères à prendre en compte pour trier la laine par catégories homogènes. Ce tri est effectué par des spécialistes, juste après la tonte de l’animal. On ne trie d’ailleurs pas les toisons entières, mais des parties d’entre elles. En effet, ces caractéristiques sont différentes selon l’emplacement sur l’animal. Lors de la tonte, on sépare soigneusement ces différentes parties, qui sont toutes évaluées indépendamment.

Différentes parties d'une toison de mérinos

Suite à cette première classification, les fibres sont assemblées en balles de laine relativement homogènes, dont le format est strictement normalisées, et qui sont vendues aux enchères. Les balles font l’objet d’une seconde analyse de fibres, en laboratoire, par carottage de la balle. Cette évaluation précise alors le diamètre moyen observé, ainsi que le coefficient de variation autour de ce diamètre.

Et les supers, dans tout ça, me direz-vous ?

La classification en « super » désigne uniquement la finesse des fibres, c’est à dire leur diamètre moyen. Je reviendrai sur l’origine de cette classification, pour l’instant, il nous suffit d’en connaître la signification actuelle. Plus le numéro de « super » est grand, plus la fibre est fine. Le diamètre des fibres se mesure en microns (millionième de mètre, c’est à dire qu’il y a 1000 microns dans un millimètre). A titre de référence, un cheveu humain fait 50 à 60 microns.

Comparaison entre une fibre de laine ordinaire (à gauche), une fibre de mérinos (au centre) et une fibre synthétique (à droite)

L’organisation internationale des textiles de laine (International Wool Textile Organisation, connue pour son label « Woolmark ») a codifié les supers selon l’échelle suivante :

Qualité

Diamètre maximal des fibres
SUPER 80′s 19.75 µm
SUPER 90′s 19.25 µm
SUPER 100′s 18.75 µm
SUPER 110′s 18.25 µm
SUPER 120′s 17.75 µm
SUPER 130′s 17.25 µm
SUPER 140′s 16.75 µm
SUPER 150′s 16.25 µm
SUPER 160′s 15.75 µm
SUPER 170′s 15.25 µm
SUPER 180′s 14.75 µm
SUPER 190′s 14.25 µm
SUPER 200′s 13.75 µm
SUPER 210′s 13.25 µm
SUPER 220′s 12.75 µm
SUPER 230′s 12.25 µm
SUPER 240′s 11.75 µm
SUPER 250′s 11.25 µm

A l’époque, les catégories Super 220s à Super 250s étaient prévisionnelles. Aujourd’hui, il semble qu’il faille aller plus loin…

L’origine des Supers

A travers le temps, et dans les différents pays, la classification de la laine s’est faite selon divers systèmes. Les Supers sont les héritiers du système de Bradford, aussi appelé English Worsted Yarn Count System (et oui, la laine cardée, woolen, a un autre système de classification !), spinning count ou Bradford count.

Les experts lainiers de la ville de Bradford évaluaient la laine (à l’œil et au touché) en estimant le nombre d’écheveaux de 560 yards (en un seul fil) pouvant être produites (par un filateur expérimenté) à partir d’une livre de « top ». Le « top » est de la laine lavée, cardée et peignée, dont toutes les fibres sont alignées, prête donc à être filée.

On parlait ainsi de laine de qualité 36s, 44s, etc. les plus fines atteignant les 80s (plus de 40 km de fil à partir d’une seule livre de laine !).

Tant qu’on y est, c’est de ce système que vient le petit « s » dans Super 100s. C’est l’abréviation de « skein » (écheveau).

Les limites de ce système sont atteintes par la fiabilité toute relative d’une expertise humaine, qui de plus reposait beaucoup sur l’étude de la torsion naturelle des fibres de laine (qui forment des torsades en tire-bouchon), sachant que le nombre de tours au pouce est plus ou moins corrélé à la finesse de la fibre. Des systèmes de classification des fibres de laine plus objectifs ont été progressivement mis en place à partir des années 1960, même si le système de Bradford reste très utilisé par les éleveurs comme première approche.

Le « plafond » de ce système était le 80s, qui était qualifié de laine fine. Lorsqu’on a réussi à produire des laines atteignant le 100s, on estimait là avoir une qualité exceptionnelle : le 80s était déjà de la laine fine. Cette laine extra-fine s’est donc vu qualifiée de « super-fine », ou « super ».

A titre de comparaison avec les Supers, voici les diamètres des différentes qualités :

Type de laine Blood system Bradford Count Micron System
Fine Fine Plus fin que 80s Moins de 17.70
Fine Fine 80s 17.70 – 19.14
Fine Fine 70s 19.15 – 20.59
Fine Fine 64s 20.60 – 22.04
Medium 1/2 blood 62s 22.05 – 23.49
Medium 1/2 blood 60s 23.50 – 24.94
Medium 3/8 blood 58s 24.95 – 26.39
Medium 3/8 blood 56s 26.40 – 27.84
Medium 1/4 blood 54s 27.85 – 29.29
Medium 1/4 blood 50s 29.30 – 30.99
Epaisse Low 1/4 48s 31.00 – 32.69
Epaisse Low 1/4 46s 32.70 – 34.39
Epaisse Common 44s 34.00 – 36.19
Très épaisse Braid 40s 36.20 – 38.09
Très épaisse Braid 36s 38.10 – 40.20
Très épaisse Braid Moins de 36s Plus de 40.20

Pour mémoire, ce tableau fait aussi mention du « blood system ». C’était une classification américaine, qui remonte à l’introduction au Nouveau Monde du mouton mérinos, réputé produire la plus fine des laines parmi toutes les races de mouton. Pour augmenter la taille du cheptel, le mérinos était croisé avec d’autres races déjà élevées localement. Lorsqu’il était « pur sang », sa laine était qualifiée de « fine ». Le croisement avec une autre race en diminuait la finesse, et selon le degré de croisement, on avait les qualités « demi-sang », « 3/8 de sang », « quart de sang », etc.

Je l’avais indiqué au début, la race fait partie des critères de qualité de la laine. Voici les caractéristiques de la laine produite par les principales espèces de moutons lainiers (c’est à dire les races élevées pour leur toison, et non pour leur viande) :

Blood System Longueur des fibres (pouces) Compte de Bradford Microns
Merino 80′s Fine Wool 2,5 80′s-64′s 18 – 22
Rambouillet 70′s-60′s 19 – 25
New Zealand Merino 64′s 1/2 Blood 3 70′s-60′s 20 – 25
Targhee & Romeldale 62′s-58′s 22 – 26
Corriedale & Columbia 62′s-46′s 22 – 34
Southdown 60′s-50′s 24 – 31
Blue Faced Leicester 3/8 Blood 3,5 60′s-56′s 24 – 28
Suffolk, Dorset Horn, Montadale 58′s-50′s 25 – 31
Finns & Cheviot 1/4 Blood 4 58′s-48′s 25 – 32
Oxford 50′s-46′s 29 – 34
Romney Low 1/4 4,5 48′s-44′s 31 – 36
Border Leicester Common 5 46′s-40′s 33 – 38
Lincoln & Cotswold Braid 6 40′s-36′s 37 – 40

La course à la finesse

Depuis que le marketing des marchands drapiers (et de la confection) s’est emparé des Supers comme argument marketing, on assiste à une course effrénée à la finesse. Les enchères s’envolent sur les balles de la meilleure qualité, et les prix crèvent le plafond. Les grands acteurs de ce marché sont les italiens Loro Piana et Ermenegildo Zegna, qui organisent même des concours pour récompenser les éleveurs ayant produit la laine la plus fine.

En 2008, la plus belle enchère leur a été ravie,  pour la première fois, par une entreprise indienne, Raymond Group. La balle de laine est partie à 269 000 cent le kilo   (une balle fait 170kg en moyenne, celle-ci ne faisait « que » 92kg, soit un total de 247 480 dollars). Ses fibres mesuraient 11,6 microns, ce qui correspond à du Super 240s.

Le record actuel date de 2010, puisque des éleveurs de Nouvelle Galles du Sud (Australie) ont remporté le trophée international Vellus Aureum (Toison d’Or en latin) organisé par Zegna avec une laine de 10,0 microns (super 270s) ! Zegna était déjà détenteur du record historique, puisqu’en 2003 ils avaient acheté une balle de 10,3 microns.

Pour célèbrer ses 100 ans, Zegna a fabriqué un tissu d’exception, tissé à partir d’un mélange des laines de chaque balle ayant gagné son concours Vellus (lancé en 2001). La finesse moyenne des fibres y est de 11,1 microns. Une pièce a été tissée (une pièce est une longueur relativement normée d’environ 60m de tissu), ce qui permet de fabriquer environ 20 costumes. Pas plus.

On s’en doute, cette course au toujours plus fin ne pourra pas se prolonger éternellement. On atteint là les limites de ce que l’animal peut produire (je rappelle que, naturellement, le mérinos produit des fibres en 80′s), et il n’est guère possible de « progresser » encore beaucoup dans les conditions d’élevage (je dis progresser, parce que honnêtement, on peut se poser des question sur ce que subit l’animal pour en arriver là. Pour faire plus fin, il faut des conditions d’élevage tellement draconiennes qu’il est douteux que l’animal survive jusqu’à sa première tonte… sachant qu’un animal malade produit une laine de très mauvaise qualité, eh oui !).

De plus, cette stratégie marketing était aussi une stratégie industrielle. Il s’agissait pour les européens, italiens et anglais, de rester à la pointe de la technologie (filer et tisser ces fibres est très complexe), afin de conserver une avance concurrentielle sur leurs concurrents asiatiques, indiens et chinois notamment. Hors on l’a vu, les indiens ont rattrapés les européens. Les chinois les rejoignent actuellement (la Chine file 31% de la laine mondiale, et est le premier client de l’Australie et de la Nouvelle Zélande ; leurs usines travaillent désormais des fibres jusqu’au Super 180s).

Et les consommateurs ont commencé à avoir des doutes sur ces histoires de SuperXXXs. Je vous invite à venir faire vous-même un test en aveugle chez moi, et à me dire si réellement vous arrivez à reconnaître au toucher un Super 160s d’un Super 130s, à finition comparable. Je suis sûr que je vous pourrai vous surprendre en vous montrant des « petits Supers » qui ont une meilleure main que des étoffes supposées plus fines (je rappelle que c’est la fibre qui est fine, pas le tissu)

Les grands drapiers ont bien entendu déjà anticipé cette crise de la finesse, et commencent à produire  l’exclusivité autrement : fibres rares (vigogne, guanaco, yak, qiviusk, kirgyz white, etc.), tissages exclusifs (rayures tennis où les points sont en réalité les lettres de votre nom), intégration de matériaux précieux (poussière de diamant ou de lapis lazuli, fils d’or…), etc. Une nouvelle course à l’innovation, pour toujours vous proposer les tissus les plus rares, les plus exclusifs.

Une laine de qualité plus fine est-elle une laine de meilleure qualité ?

Revenons à nos moutons, ou plutôt à notre question initiale. Et pour y répondre, il faut s’entendre sur ce que signifie « de meilleure qualité ».

Déjà, nous l’avons vu, la qualité d’une laine s’analyse selon bien d’autres critères que la seule finesse des fibres.

Ensuite, nous ne portons pas sur le dos une toison brute, mais un vêtement fabriqué de tissu. Hors il y a long de la fibre au tissu. La fibre va devoir être lavée, cardée, peignée, défeutrée, teinte, puis filée, et enfin tissée. Le tissu sorti du métier n’est pas achevé, il va lui-même subir un certain nombre de traitements de finition, dont un nouveau lavage (on conserve dans le fil « brut » une partie de la lanoline naturelle de la laine, qui aide au tissage), un rétrécissement plus ou moins important, des traitements destinés à changer son toucher (par exemples, les flanelles écossaises sont brossées au chardon pour en lever les fibres), un éventuel foulage, pour le feutrer de manière plus ou moins importante, etc.

Toutes ces étapes sont capitales pour l’obtention du résultat souhaité en terme de « main ». La finesse des fibres n’est que l’un des multiples facteurs entrant en ligne de compte. On trouve ainsi des tissu en Super 100s qui ont une main beaucoup plus belle que d’autres Super 120s.

De plus, un tissu n’est pas nécessairement 100% pure laine. Très souvent, les fabricants y mélangent d’autres fibres, pour apporter des propriétés particulières. Ainsi, beaucoup de laines très fines contiennent 2 à 10% de cachemire. D’autres tissus auront des parts plus importantes de cachemire, ou d’autres fibres telles qu’angora, mohair, poil de chameau, vigogne, guanaco, vison, soie, etc. Ces autres fibres existent d’ailleurs elles aussi en différents grades de qualité…

Par ailleurs, qui peut dire que la laine la plus fine est de la meilleure qualité ? Certes, elle sera plus douce. C’est incontestable, la différence est flagrante entre un super100s et un super150s, de même qu’entre un super150s et un super200s. Mais il me semble qu’il faut quand même se poser la question de l’usage. Les laines extra-fines sont utilisées pour en faire des tissus très légers : 250g/m, 220g/m, voire moins. J’ai pu toucher chez Moxon un tissu fabuleux de moins de 150g/m ! Hors les tissus légers ont des défauts majeurs. Pour le client, ce sont des tissus fragiles, qui se froissent rapidement, et qui exigent les soins les plus attentionnés. Un nettoyage à sec est hors de question, le vêtement n’y survivrait pas. Gare aux taches, donc, car seul un détachage local est envisageable, et cela n’est pas toujours possible. Pour le tailleur, ces tissus sont de véritables défis. Seuls les tailleurs les plus adroits, les plus expérimentés, savent les travailler. La laine est particulièrement « nerveuse », c’est à dire qu’elle bouge perpétuellement sous l’aiguille, ce qui fait que coudre une série de points réguliers est très difficile. Le tissu marque beaucoup. La couture main est obligatoire, car l’étoffe ne résisterait pas à une machine à coudre…

Est-ce là ce que vous appelez un tissu de qualité ? Honnêtement, je m’interroge. Etoffes exclusives, certes, c’est incontestable. Dans les records mentionnés plus haut, seuls quelques dizaines de costumes seront réalisés dans le monde (costumes qui coûteront plus dizaines de milliers de dollars). Mais de qualité ?

Encore une fois, tout dépend de l’usage. Si vous souhaitez aller chasser en forêt, il vous faut un tweed lourd, épais, inusable. On ira chercher dans les thornproofs, les Harris Tweeds, les keeper’s tweeds. Pas dans les Super200s. D’ailleurs, notons au passage que le compte en Super XXXs ne s’applique pas aux tweeds : il est propre aux laines peignées, les worsted, et non pertinent pour les laines cardées, les woolens, dont les tweeds dont partie. Vous êtes commercial ou consultant, vous voyagez beaucoup, et devez être impeccable en réunion à peine sorti d’avion ? Oubliez là aussi les Super200s, qui sortiront de l’aéronef plus chiffonnés qu’un lin. Il y a des lainages beaucoup plus appropriés, cela pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un prochain billet.

Tout à fait honnêtement, je ne vois qu’une raison valable pour les laines extra-fines, celles de 15 microns et moins : le vêtement de prestige. Et vous l’aurez sûrement compris en lisant mon blog, je ne suis pas devenu tailleur pour habiller têtes couronnées et milliardaires chinois. Mon rêve à moi, ce serait de pouvoir habiller Monsieur Toulemonde, avec ses besoins quotidiens.

Je terminerai en disant que si vous voulez du rare, de l’exceptionnel, que dis-je, de l’exclusif, du vrai, de l’unique, alors il y a d’autres solutions que les tissus fragiles. Venez me voir, vous verrez qu’il est plus simple qu’on ne se l’imagine de se faire faire son propre tissu, selon vos goûts et vos désirs. Pourquoi choisir un tissu au catalogue d’un drapier, qui vendra le même à quelques centaines d’autres personnes dans le monde, quand vous pouvez avoir votre étoffe personnelle conçue et tissée rien que pour vous (et je ne parle pas là de tisser vos initiales dans les rayures, moi aussi j’avais des étiquettes tissées à mon nom dans mes vêtements quand j’étais en maternelle) ? Voilà de la véritable Grande Mesure, un costume coupé et fabriqué pour vous, dans une étoffe conçue et tissée pour vous, rien que pour vous. Je peux vous le faire, et j’y prendrai grand plaisir !